Quatre chiffres qui gouvernent le projet
Les charges fixes mensuelles déterminent ce que le salon doit produire pour exister, indépendamment de ce qu'il travaille. La marge moyenne par prestation détermine la contribution de chaque rendez-vous à leur couverture. De leur rapport naît le nombre de rendez-vous hebdomadaires nécessaires.
La capacité hebdomadaire — postes multipliés par les heures d'ouverture, divisés par la durée moyenne des prestations — dit combien de rendez-vous tiennent physiquement. Si le nombre nécessaire dépasse le possible, le projet ne tient pas et doit être modifié avant de partir.
Les mois de démarrage soutenables complètent le tableau : combien de temps on peut tenir une situation où les rendez-vous sont moins nombreux que nécessaire. C'est la grandeur qui fixe le risque qu'on peut se permettre sur les trois autres.
Le poids de chacune sur les autres décisions
Le graphique est qualitatif et indique à quel point chaque grandeur contraint les choix du projet.
Que faire quand les chiffres ne tombent pas juste
Le tableau indique, pour chaque déséquilibre, les leviers réellement disponibles.
| Déséquilibre | Leviers possibles | Levier à éviter |
|---|---|---|
| Il faut plus de rendez-vous qu'il n'en tient | Réduire les charges fixes ou relever la marge | Espérer un remplissage supérieur à la capacité |
| Marge par prestation trop faible | Revoir la carte et la composition des prestations | Augmenter seulement le volume |
| Charges fixes trop élevées | Local plus petit, moins de postes | Réduire la réserve de démarrage |
| Réserve insuffisante | Réduire l'investissement initial | Ouvrir quand même et reporter le problème |
Les quatre grandeurs
Charges fixes mensuelles
Tout ce qu'on paie salon vide.
Marge par prestation
La contribution de chaque rendez-vous.
Capacité hebdomadaire
Postes par heures, net du non facturable.
Mois soutenables
Combien de temps vous tenez sous le seuil.
Comment utiliser les chiffres
- Calculez le nombre de rendez-vous nécessaires avant toute autre décision.
- Comparez-le à la capacité physique réelle, pas à la capacité théorique.
- Revoyez les quatre grandeurs avec les vraies données au bout de trois mois.
La capacité réelle est toujours inférieure à la capacité théorique : toutes les heures d'ouverture ne sont pas productives, les prestations s'emboîtent mal, il existe des jours creux. Utiliser la capacité théorique dans le calcul produit des plans qui paraissent solides et ne le sont pas.
Après les trois premiers mois, les estimations doivent être remplacées par les données réelles. C'est le moment où le projet cesse d'être une hypothèse : la marge moyenne effective et le remplissage réel disent si les leviers à utiliser sont ceux prévus ou d'autres.
Le service à intégrer dans le nouveau salon
Saloria entre dans le projet d'ouverture comme outil de conseil, non comme logiciel de gestion. Le nouveau salon peut l'utiliser pour guider la première visite, analyser le visage, construire le plan du look et générer un protocole utile pour l'équipe. Ainsi la technologie n'est pas un accessoire : elle devient une partie du positionnement et de la vente professionnelle.
À consulter avant de décider
Ces sources sont des points de départ fiables pour vérifier exigences, démarches et outils. Pour les décisions opérationnelles, des vérifications restent nécessaires auprès de la CMA, de la mairie, de l'URSSAF, d'un expert-comptable et de consultants techniques.
- Service-Public : créer une entreprise artisanale
- CMA France : Chambres de Métiers et de l'Artisanat
- INPI : registre national des entreprises
- URSSAF : cotisations sociales des artisans
- INRS : prévention des risques en coiffure
- CNIL : vidéosurveillance
- Google : directives pour les établissements locaux
- SeLoger : locaux commerciaux à louer
- Leboncoin : location de commerces
- Entreprendre.Service-Public : guichet unique
Questions fréquentes
Quel calcul faire en premier ?
Charges fixes divisées par la marge moyenne par prestation : cela donne le nombre de rendez-vous nécessaires, à comparer à la capacité réelle.
Que faire si les chiffres ne tombent pas juste ?
Réduire les charges fixes ou relever la marge par prestation. Espérer un remplissage supérieur à la capacité physique n'est pas un levier.
Quand revoir les estimations ?
Au bout de trois mois, en les remplaçant par les données réelles de marge et de remplissage.